Le jour de son enterrement
Les arbres étaient nus et le cimetière solitaire, l’allée du couloir
était fourni de fleurs sèches sur des bouquets dégarnis, Ressemblait la vie de
mon père, triste et vide.
La terre, froide et humide, tombait sur le cercueil
de mon père, en faisant un bruit
sec, épouvantable et étrange. Le vent soufflait sans délai et ramenait les feuilles
mortes des fleurs moisies des autres tombes.
Il avait un seul souci dans la vie de mon
père; l’argent, c’est pour ça que le jour de son enterrement personne
l’accompagnait, el moi, avec effroi priait pour son âme, pour son esprit
soulagé des dépenses de mon existence. Jamais un mot tendre, ni une caresse, pas une embrassade, seulement de
souci de l’erreur de m’avoir donnée la vie.
Quand la cérémonie est finie, je pleurais, mes
larmes chaudes tombaient, mes yeux, aveugles se rappelaient de mon enfance,
triste et solitaire comme le cimentière aujourd’hui.
La nuit s’approchait et je n’avait pas la force de laisser la tombe de la
personne que jamais m’avait aimé, à la quelle cependant, j’aimait étrangement,
en silence comme le seul référent dans ma vie.
Presque nuit je rentrais à la maison où
j’avais vécu pendant mon enfance. Tout était comme avant de mourir maman. Mais
la poussière sur les meubles cachait les portraits et une odeur affreux déguisait le parfume de ma mère,
autrefois fraiche et délicat.
Sur la commode de maman, ma photo de petit
enfant regardait le vide, mes yeux, depuis sa mort n’ont jamais souris dans la
maison.
Je suis sorti de l chambre à coucher de maman
avec un panier d’osier où maman
conservait les photos et nos souvenirs.
Je suis sorti de la maison pour toujours, en
fermant la porte de la maison plus malheureuse que personne ait connue.
